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CONCLUSION GENERALE

Créés pour la conquête de l’Algérie en 1830, les zouaves s’illustrent dans la plupart des engagements auxquels ils participent. Sous l’empire, ils deviennent une unité d’élite par excellence et mérite un régiment de zouaves de la Garde. La guerre de 1870 éprouve durement les zouaves et notamment le régiment de la Garde impériale qui est dissout par les républicains pour renaître sous la forme du 4e régiment de zouaves.
Héritier d’un glorieux passé, le 4e régiment de marche de zouaves conserve des traditions qui fondent un certain esprit de corps autour du drapeau, des chansons et surtout de l’uniforme particulier des zouaves. Troupe d’élite sous le Second Empire, dont le régiment des zouaves de la Garde en est l’archétype, les zouaves conservent leur aura tout en devenant une troupe équivalente, du point du vue du recrutement, aux autres régiments. La particularité nord-africaine du régiment s’estompe avec le recrutement régional et son cinquième bataillon stationné en métropole. L’étude de la sociologie du 4e Zouaves montre une troupe majoritairement métropolitaine, tout en sachant que les Français vivant en Afrique du nord ont peut-être un esprit patriotique plus exacerbé.
Pourtant, le commandement considère mal les zouaves au début de la première guerre mondiale en estimant qu’ils ne sont pas concernés par la guerre de la même manière que les régiments du Midi. Les premiers engagements très vigoureux et la retraite très éprouvante ne distinguent pas le régiment des autres unités. Il se bat comme tous et se retrouve dans le secteur calme de Nieuport pendant un an et demi. La noria des unités nécessaire à la continuation de la bataille de Verdun, amène le 4e Zouaves sur l’un des champs de bataille les plus importants du moment en mai 1916. Pourtant, il y est envoyé plus pour conserver le front que pour reprendre les positions perdues dans ce secteur car les meilleures troupes se préparent à percer le front dans la Somme.
Les Allemands attaquent plusieurs fois violemment pendant l’été 1916 à Verdun. Le 4e Zouaves et les autres unités qui se battent à ses côtés parviennent à défendre la citadelle. Les généraux Nivelle et Mangin ont pour mission, au sortir de l’été, de rétablir les positions d’avant le début de la bataille pour montrer que les Français sont encore capables de mener des assauts et qu’ils ne sont pas « saignés à blanc ». Reprendre le fort de Douaumont devient impératif. Pour réussir, les deux généraux utilisent des troupes de très bonne qualité, le 4e Zouaves en fait partie. Dès lors, le régiment participe à toutes les offensives importantes de la fin de l’année 1916 et de l’année 1917 : Douaumont, les Chambrettes, le Chemin des Dames, la Malmaison.
L’état d’esprit du régiment explique ses succès, un esprit de corps et une confiance permanente en la victoire se dégage ; le moral d’une troupe peut à lui seul bouleverser le cours d’une bataille. Le moral du régiment, étudié au travers des comptes-rendus sur le moral des unités et sur le contrôle de la correspondance, n’est pas différent de celui de l’armée en général, qui fluctue normalement selon les événements. Néanmoins, le régiment conserve pendant toute la guerre une certaine fierté et a une haute opinion de lui-même.
Le 4e Zouaves prouve en quelque sorte qu’il est une valeur sûre aux autorités militaires. En effet, pendant toute la guerre, mis à part les cas existants dans toutes les unités, de soldats condamnés surtout pour désertion et abandon de poste, le 4e Zouaves ne participe pas aux mutineries de mai et juin 1917 alors même que le R.I.C.M. de sa division a de nombreux cas de désertions.
Après le succès de la Malmaison, le régiment est au repos. Il renforce en extrême urgence les lignes qui menacent de s’effondrer sous la poussée allemande à partir de mars 1918. Ne s’arrêtant pratiquement pas de fin mars à début septembre, le régiment est exténué. Il est envoyé en réserve en Alsace et se prépare à attaquer pour porter la guerre en Allemagne. L’armistice interrompt les préparatifs et le régiment entre dans les premiers dans l’Alsace libérée le 17 novembre et effectue la dernière garde à Strasbourg. Il a l’honneur de participer aux défilé de la Victoire à Paris le 14 juillet 1919 et à Londres le 19.
Régiment reconnu pour sa valeur, nous nous demandons ce qui la constitue. Les chefs du régiment sont apparemment de bonne qualité et correspondent aux attentes des hommes : punir justement, savoir donner des ordres, être courageux et proches de la troupe. Dans l’ensemble, les hommes du régiment sont bien considérés par leur chefs immédiats, sauf en 1918 où les renforts inquiètent quelque peu. Pourtant, les désirs des zouaves sont équivalents à ceux de tous les poilus, ils attendent la paix avec impatience mais savent qu’elle ne vient que s’ils se battent pour la chercher. Peut-être que leur passé particulièrement glorieux influe plus sur l’esprit de corps des zouaves, que dans les autres unités, contribuant ainsi à améliorer leur combativité. D’un autre côté, les citations et les décorations, censées récompenser la valeur d’une troupe, sont en réalité un instrument pour relever le moral des hommes. De plus, les zouaves appartiennent à l’armée d’Afrique qui est portée rang de meilleur corps pour montrer que les colonies aident la France en difficulté.

Après la guerre, les zouaves connaissent leur crépuscule. Les régiments de zouaves continuent à assurer la sécurité en Afrique du nord mais laisse progressivement leur place au combat à la Légion et aux tirailleurs. Pendant la deuxième guerre mondiale, leur participation est mineure. Tous les régiments de l’armée d’Afrique sont dissout en 1962 après les Accords d’Evian.
Le 4e R.M.Z. est dissout après la première guerre mondiale et ses bataillons retrouvent le 4e régiment de zouaves dont ils sont originaires. En 1925, un bataillon participe aux opérations du Rif au Maroc. En 1940, après avoir défendu le littoral autour de Tunis en 1939, il se bat en métropole du 8 au 16 juin et parvient à retenir l’avance allemande pendant quelques jours. Il reçoit une citation à l’ordre de l’armée. A l’armistice, il retourne en Tunisie. Lorsque les Alliés conquièrent la Tunisie, le 4e Zouaves participe à la campagne pour libérer le protectorat. Il est ensuite envoyé en France le 19 octobre 1944 pour liquider les poches de Pointe de Grave, de Royan et de la Rochelle sur la côte atlantique. Il reçoit une dixième palme à son drapeau. Il est finalement dissout en 1962 comme tous les corps qui risquent de rappeler l’armée d’Afrique et comme eux, tombent dans le silence et l’oubli. Seuls restent la mémoire des descendants et à Rosny-sous-Bois une rue portant le nom du 4e Zouaves et une salle lui étant consacrée au musée d’histoire de la ville.
Bien que la gloire d’un régiment soit éphémère, les autorités militaires ne sont-elles pas toujours tentées, dans des circonstances similaires, de porter certaines unités au rang des meilleures ?

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

I. SOURCES
A. Documents d’archives

Les archives du Service historique de l’armée de terre (S.H.A.T.) procurent de nombreuses sources pour les chercheurs qui s’intéressent à l’histoire militaire. La série N sur la première guerre mondiale (de 1872 à 1918) est très complète.


1. Généralités :

Zouaves, 7N 30.

Zouaves, notice des fourragères, 16N 1600. Nous pouvons comparer l’attribution des décorations de tous les régiments de zouaves pendant la guerre.

Zouaves, dépôts, 7N 2115.


2. Historique et journaux de marches et opérations du 4ème Régiments de Zouaves :

Historique du 4ème Régiment de marche de Zouaves, 1914-1918, Bizerte, SHAT, 26N 1738 ou 1742. Texte très subjectif en faveur du régiment mais qui retrace fidèlement ses opérations.

Journal des marches et opérations du 4ème R.MZ., 26N 839, SHAT :
dossier n°1 : du 1er août 1914 au 26 octobre 1914
dossier n°2 : du 26 octobre 1914 à mai 1915
dossier n°3 : de juin 1915 à août 1916
dossier n°4 : de septembre 1916 à décembre 1917
dossier n°5 : de janvier 1918 au 8 août 1919
dossier n°6 : de janvier 1918 au 8 août 1919, divers papiers
dossier n°7 : la bataille de Douaumont octobre 1916.
Rédigé par le commandant du régiment, il renseigne précisément sur la marche des opérations du régiment. Toutefois, le dossier numéro 1 est une reconstitution du J.M.O. par la compilation de plusieurs documents et de témoignages parce qu’il avait été perdu pendant la campagne.

J.M.O du 4ème Régiment de Zouaves, 2è, 5e et 6e bataillons, bataillons E et F, 26N 840, SHAT.

4ème Régiment de Zouaves : effectif, historique des opérations, cartes et croquis, 25N 496-497. Des informations complémentaires et des documents à rajouter au J.M.O.


3. Autres J.M.O.

38ème Division d’Infanterie, 1905-1918, 7N 442-443.

38ème D.I., 1er bureau, 1914-1918, 24 N 835-837.

38e D.I., J.M.O., 1914-1918, 26 N 333.

75e et 76e brigades d’infanterie, J.M.O., 26 N 518.

4. Contrôle postal au SHAT (secteur postal 131) et moral des unités :

a) Le contrôle postal.

Les rapports des commissions du contrôle postal tentent de rendre compte du moral et des désirs des soldats par l’étude de la correspondance saisie lors de sondages assez réguliers par unité. Ils sont classés par armée, il faut donc connaître celle dans laquelle se trouve l’unité étudiée.

2ème Armée : de mars à décembre 1916, 16N 1391
de janvier à avril 1917,16N 1392.

3ème Armée, de janvier à février 1918, 16N 1402.

4ème Armée, octobre 1918 à mars 1919, 16N 1410.

6ème Armée : de mars 1916 à avril 1917, 16N 1417
de mai à juin 1917, 16N 1418
de juillet à septembre 1917, 16N 1419
d’octobre à décembre 1917, 16N 1420.

7ème Armée, septembre 1918 à février 1919, 16N 1431.

10ème Armée, mai à septembre 1918, 16N 1446.

36ème Corps d’Armée, octobre 1915 à avril 1917, dossier n° 1 (mai - juillet 1915) et dossier n° 2 (3 octobre 1915 – 25 septembre 1916), 22N 2069.

Contrôle postal à Tunis, rapports de la commission militaire de contrôle postal de Tunis (octobre 1916 – novembre 1918), 7N 2107.

b) Le moral des unités.

Après les mutineries de 1917, il est décidé que chaque commandant de régiment remettrait chaque mois un rapport sur le moral, détaillé en plusieurs rubriques, à son supérieur hiérarchique.

Zouaves, moral des unités, 16 N 1507 et 16 N 1517.


5. Etats de services d’officiers du 4ème RMZ :

Les états des services regroupent dans un dossier la carrière militaire d’un soldat.

Chef de Bataillon Ballivet Hippolyte, 5Ye 98.550.

Chef de Bataillon de Clermont-Tonnerre Louis, 5Ye 118.769.

Capitaine Lassouquère Fernand, 5Ye 119.144.

Chef de Bataillon du Peuty Paul, 5Ye 142.056.


6. Fonds privés du S.H.A.T. :

Certaines personnes ont remis au S.H.A.T. des documents personnels (textes, photographies, ...) relatant leur guerre. Ils sont classés par unités.

M. Paul Bassard, notes de campagnes, 1915-1916, 1KT 1036.

André Mestrallet, carnets de campagnes, 1915-1917, 1KT 189.

Don de madame Métivier par l’intermédiaire du général de La Motte, Souvenirs de guerre du commandant Métivier, 1 KT 509 :
« Combats de Conchy Les Pots-Orvillers-Sorel au 4e régiment de Zouaves du 25 mars au 1er avril » (8 p. dact., correction et croquis ms.)
« Bataille de Villers-Cotterêts du 13 au 22 juillet 1918 » (4 p. dact.).

Général Nollet, historique du 36e C.A. (1914-1918) , papiers personnels, 1K 480.

Médécin-major Zemb(Marie-Louis) , 4e Zouaves, août 1914, 1K 167.


B. Sources imprimées

Journal hebdomadaire L’Illustration pendant toute la guerre et jusqu’en 1919. Il apporte peu d’éléments objectifs à part quelques documents iconographiques.


1. Historique du 4e Régiment de Zouaves :

Lieutenant Burkard, Epopée des zouaves, 4ème Zouaves et Zouaves de la Garde, Paris, Musée de l’armée, collection nouvelle d’ouvrages militaires, Ernest Flammarion, Tomes I et II, 1898, 380 p.

Capitaine Richard, La Garde, Paris, 1898, 292 p.

Historique du 4e Zouaves 1914-1918, Impr. Française, Bizerte, s.d. in 8°, 181 p.

Historique du Régiment de Zouaves, origines, Garde Impériale, 4e R.Z., 4e R.M.Z., Tunis, Presse régimentaire, novembre 1941, 24 p.


2. Sur l’Afrique du Nord :

Baleck (Rodd), La Tunisie après la guerre, Paris, Comité d’Afrique,2e éd., 1922, 336 p.

Bernard (Augustin), L’Afrique du nord pendant la guerre (1914-1918), Paris ; PUF, 1926, 221 p.

Despois (Jean), La Tunisie, Paris, Larousse, collection coloniale, 1930, 208 p..


3. Témoignages et commentaires :

Bordeaux (Henry), La Terre de France reconquise. Le Plessis-le-Roye. Moronvilliers. Malmaison. Un régiment. Les trois journées, Paris, Plon, 1938, XII-363 p. Et plus précisément le récit sur le 4e Zouaves à la Malmaison des pages 303 à 324.

Colin (général Henri), La guerre de mouvement, 1918, Paris, Payot, 1935, 223 p.

Gazon (Marcel), Mémoires des deux guerres, reportage par un engagé volontaire 1914-1918 au 4e Régiment de Zouaves et résistant 1939-1945, Paris La Pensée universelle, 1980, 223 p.

Gillet (Louis), Un type d’officier français, Louis de Clermont-Tonnerre, commandant de Zouaves, 1877-1918, Paris, Perrin, 1919, III, 260 p.

Lefebvre (Jacques-Henri), Verdun, la plus grande bataille de l’Histoire racontée par les survivants, Paris, éditions du Mémorial, collection « Histoire et Recherches », Mémorial de Fleury-devant-Douaumont, Verdun, 6e édition, 1980, 507 p.

Poisson (Charles), lieutenant de vaisseau de réserve, (Prieur Claude), De Dixmute à Nieuport.Journal de campagne d’un officier de fusilier marins (octobre 1914-mai 1915), Paris, 3e éd., librairie académique Perrin et cie, 1916, 257 p.

Teilhard de Chardin (P.), Genèse d’une pensée.Lettres (1914-1919), Paris, Grasset, 1961, 404 p.

II.BIBLIOGRAPHIE

A. Instrument de travail

Duby (Georges) (sous la direction), membre de l’Institut, Atlas historique Larousse, Paris, Larousse, 1978, 324 p.

Encyclopédie Universalis, Paris, 1985, 18 tomes.

Jeanneney (Jean-Noël), « Les archives des commissions de contrôle postal aux armées (1916-1918).Une source précieuse pour l’histoire contemporaine de l’opinion et des mentalités », in Revue d’Histoire moderne et contemporaine, janvier - mars 1968, p. 210 et 215.

Nicot (Jean), avec les participations du colonel Pierre Guinard et de monsieur le conservateur au S.H.A.T. Jean-Claude Devos, Inventaire des archives de la guerre, série N, 1872-1919, château de Vincennes , en 7 volumes de 1968 à 1995.


B. Ouvrages généraux

Contamine (Henry), La Victoire de la Marne, Paris, Gallimard, 1970, 460 p.

Ducasse (André), Meyer (Jacques) et Perreux (Gabriel), Vie et mort des Français, simple histoire de la Grande Guerre, Paris, Hachette, 1959, 508 p.

Miquel (Pierre), La Grande Guerre, Paris, Fayard, 1983, 663p.

Renouvin (Pierre), La Première Guerre mondiale, Paris, Presses Universitaires de France, collection Que sais-je ?, 2000, 127 p.


Je n'ai pas pu mettre le reste de ma bibliograpie. Voici la suite du plan. N'hésitez pas à me demander les références.

C. Ouvrages spécialisés

1. L’armée d’Afrique :

2. Les zouaves :

3. Insignes et uniformes :

4. Sur l’Afrique du nord :

5. L’opinion et la vie du poilu :

6. Biographies :

4èmeregimentdezouaves14-18
15/04/03